Alimentation en eau potable

Contrairement à ce que l’on pense, l’alimentation en eau potable de la ville de Saint-Brigitte-de-Laval ne provient pas de la rivière Montmorency, mais bien par l’intermédiaire de cinq puits qui se trouvent respectivement sur la rue Auclair, la rue Lapointe, la rue Saint-Georges, la rue St-Ligouri et sur la rue des Monardes. Avec la croissance de la population depuis quelques années, ces puits sont de plus en plus sollicités. La Ville est donc aujourd’hui à la recherche d’un emplacement pour y forer un nouveau puits.

Sans vouloir encourager la consommation « excessive et sans limite » d’eau potable, le but recherché par l’ajout d’un puits de captage est davantage pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la ville afin de mieux pallier les périodes de sécheresse et à l’enjeu de l’arrivée d’un grand nombre de nouvelles familles au cours des dix dernières années. En ce sens, nos campagnes de sensibilisation à une consommation d’eau responsable, lors des périodes critiques, témoignent de nos intentions relativement à l’importance de limiter l’abus de consommation de cette précieuse ressource en tant que citoyen.

Dans le cadre du programme de recherche en eau souterraine pour localiser une source supplémentaire servant à desservir le réseau d’aqueduc de la ville de Sainte-Brigitte-de-Laval, les travaux de recherche en eau souterraine réalisés jusqu’à présent ont permis d’identifier un site qui permettrait à la ville d’augmenter de façon significative son pouvoir de captation. C’est donc accompagnée par une firme spécialisée en hydrogéologie que la Ville poursuit ses travaux depuis 2006 afin de compléter les démarches d’approvisionnement supplémentaire pour augmenter la réserve d’eau disponible.

À propos du réseau d’equeduc et d’egout de la ville de Sainte-Brigitte-de-Laval

Mise en contexte

  • Les forages exploratoires réalisés à proximité de la ville, dans le but de connaître la nature exacte des formations présentes à cet endroit et de vérifier si ces dernières étaient propices à la captation d’eau souterraine pour desservir la ville, n’ont pas été fructueux. C’est donc sous la recommandation de notre équipe d’experts que la décision a été prise en 2018 d’orienter les recherches dans la vallée de la rivière St-Adolphe (rue Labranche).
  • Les autres secteurs ciblés, étant situés de l’autre côté de la rivière Montmorency, occasionnaient des coûts de raccordement élevés et une complexité en termes d’ingénierie.
  • Une première cible a été identifiée sur la rue Joli-Bois. L’avis technique de ce forage exploratoire s’est avéré émettre un résultat « négatif » pour ce forage. Il a alors été statué de se déplacer plus au nord, sur la rue Labranche.
  • Le secteur Val-des-Bois a ensuite été analysé et un forage exploratoire a été réalisé à l’été 2021 au 26 Val-des-Bois, mais la quantité d’eau potentielle ne répondait pas à la quantité minimale souhaitable (40 GUS vs 150 GUS recherché).
  • La validation d’un puits résidentiel situé au 98 rue Labranche a ensuite été faite. Cet ouvrage de captage offrait la possibilité d’exploiter un fort débit selon les informations obtenues de la compagnie de forage qui avait procédé à l’aménagement de cet ouvrage. Afin de confirmer le débit disponible à cet endroit, un essai de pompage conventionnel a été effectué sur ce puits. Les résultats obtenus ont permis de confirmer que le puits du 98 rue Labranche serait en mesure de fournir un débit de 80 GUSPM, mais qu’un puits de plus grand diamètre permettrait la mise en place d’équipement de pompage qui serait en mesure de soutirer un débit qui pourrait atteindre 120 GUS.
  • Il a été envisagé de garantir l’approvisionnement en forant un puits de plus grand diamètre au 98 rue Labranche et l’exploiter en parallèle avec celui du 26 rue Val-des-bois, pour puiser un total de 160 GUS (872 m³/jour), mais ce scénario ne serait toutefois pas optimal et son opération s’avérerait complexe et coûteuse.
  • La validation secteur par secteur à proximité de la rivière St-Adolphe a ensuite été recommandée par l’équipe d’experts en hydrogéologie, car celle-ci offrait un contexte géologique favorable pour localiser un puits à fort potentiel pour approvisionner la ville.
  • En 2022, le secteur de la rue Labranche a donc été investigué à nouveau et l’emplacement du nouveau puits a été identifié, l’avis de levé géophysique le confirmant bien. Celui-ci sera situé au 72 rue Labranche. À l’automne 2022, un puits a donc été foré. Les essais de pompage réglementaires de 72 heures seront exécutés au début 2023 afin de valider le potentiel aquifère disponible à cet endroit et confirmer si ce dernier est propice pour desservir la ville.

Grandes étapes d’une démarche de recherche en eau

Afin de vérifier si un secteur pour un nouveau puits pourrait s’avérer propice à la captation d’eau souterraine pour l’approvisionnement de la ville, des travaux de recherche en eau doivent tout d’abord être effectués à cet endroit. Ces travaux doivent débuter par une vérification des terrains disponibles pour procéder à des travaux de recherche et ce, en fonction des conditions existantes. Par la suite, dans le but de préciser le contexte hydrogéologique et d’établir si ce dernier est propice à la réalisation d’un ou des forages exploratoires, un levé géophysique est effectué afin de compléter l’information disponible et de cibler les endroits les plus propices à la réalisation de forages exploratoires. Dans le cas présent la méthode géophysique utilisée a été la résistivité électrique considérant les contraintes existantes qui empêchaient l’utilisation d’un levé géophysique de type sismique réfraction.

Si les travaux géophysiques sont positifs, une ou des cibles sont alors identifiées et doivent être vérifiées à l’aide de forages exploratoires. Les forages exploratoires sont alors effectués avec un diamètre de 15,2 centimètres afin de vérifier la nature exacte du sol.

Si les travaux géophysiques sont positifs, une ou des cibles sont alors identifiées et doivent être vérifiées à l’aide de forages exploratoires. Les forages exploratoires sont alors effectués avec un diamètre de 15,2 centimètres afin de vérifier la nature exacte du sol.

Prochaines étapes

  • Les essais de pompage réglementaires de 72 heures seront exécutés au début 2023.
  • Dans l’éventualité où l’aménagement d’un puits municipal dans un secteur est officiellement lancé, celui-ci devra faire l’objet d’une autorisation ministérielle qui nécessite des délais variant entre 8 et 12 mois. Ce qui représente un enjeu majeur sur l’échéancier de raccordement au réseau ainsi que la réalisation des travaux de réfection de l’avenue Sainte-Brigitte nord.

Questions fréquentes des citoyens

Manquons-nous d’eau à Sainte-Brigitte-de-Laval?

Sans dire que la situation d’approvisionnement en eau potable est précaire à Sainte-Brigitte-de-Laval, on comprend mieux l’importance de limiter l’abus de consommation de cette précieuse ressource. À cet effet, un règlement sur l’eau potable a été établi par la Ville afin d’en faire la meilleure utilisation possible.

Il est donc important de faire une demande de permis pour faire de l’arrosage, tout comme il est aussi primordial de respecter les mesures préventives recommandées lorsqu’il y a restriction d’eau, notamment lorsqu’il y a eu un feu ou un bris quelconque, ou encore lors des canicules estivales.

Pourquoi un forage exploratoire est nécessaire? Quelle est la différence entre un forage exploratoire et un forage en bonne et due forme?

Le forage exploratoire permet de vérifier sommairement si un potentiel en eau souterraine est présent dans la zone ciblée. À cette étape préliminaire, les démarches requises auprès du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, pour la mise en place d’un puits municipal permanent, ne sont pas encore nécessaires.

Que représente les besoins en eau potable d’une ville de notre envergure en général?

Sans vouloir encourager la consommation « excessive et sans limite » d’eau potable, le but recherché par l’ajout d’un puits de captage est davantage pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la ville afin de mieux pallier les périodes de sécheresse et à l’enjeu de l’arrivée d’un grand nombre de nouvelles familles au cours des dix dernières années. En ce sens, nos campagnes de sensibilisation à une consommation d’eau responsable, lors des périodes critiques, témoignent de nos intentions relativement à l’importance de limiter l’abus de consommation de cette précieuse ressource en tant que citoyen.

Cette démarche permettra également d’être en mesure d’approvisionner les infrastructures futures et de nature variée sur le territoire de la ville.

Comment déterminez-vous l’endroit où il faut forer? Quels sont les critères d’analyse?

La recherche en eau souterraine est un dossier complexe qui suit son cours depuis des années. La Ville est appuyée dans ses travaux par ses employés qualifiés et les services externes de professionnels reconnus en ingénierie et en hydrogéologie. Quant à la localisation des forages, il ne suffit pas d’identifier une ressource en eau, il faut aussi penser à son exploitation et son intégration au réseau existant. Les forages sont effectués aux endroits les plus appropriés, compte tenu du contexte géologique existant tout en considérant l’impact de ces travaux. Par exemple, nous souhaitons éviter, si possible, l’abattage d’arbres ou la destruction d’aménagements permanents.

Existe-t-il des risques que la nappe se vide et ne parvienne pas à se recharger d’elle-même?

Dans le cadre d’exploitation d’eau souterraine pour approvisionner une ville, l’objectif premier est de localiser une nappe aquifère qui sera en mesure de se recharger efficacement afin d’assurer la pérennité de cette dernière et ainsi permettre son utilisation à long terme. Pour établir si la recharge d’une nappe est adéquate en fonction du débit exploitable, la réalisation d’essais de pompage est nécessaire afin de vérifier si un point d’équilibre peut être obtenu. De plus, lors de ces essais, des points de lecture de la nappe doivent être suivis dans le voisinage afin de confirmer l’influence de cette exploitation. Les points de lectures utilisés peuvent être aménagés, mais l’utilisation de puits résidentiels sont souvent mis à contribution afin de :

  1. Préciser le comportement de la nappe dans différentes directions
  2. Préciser l’impact que pourrait avoir l’utilisation du nouveau puits sur les puits résidentiels.

Quels sont les impacts sur mon puits si un puits pour desservir la ville est exploité dans le secteur?

L’utilisation d’un puits de captage pour l’alimentation de la ville peut entraîner des rabattements (baisse du niveau d’eau) dans certains puits résidentiels existants dans le secteur. Toutefois, dans la majeure partie des cas, le rabattement occasionné par ce pompage est négligeable et ne met pas en péril l’utilisation du puits résidentiel. De façon générale, l’influence attribuable à l’exploitation d’un ouvrage de captage s’atténue rapidement en s’éloignant de ce dernier. Toutefois, afin de préciser l’influence d’un tel pompage, il est pratique courante de dresser un inventaire exhaustif des puits résidentiels qui sont localisés à une distance inférieure à 500 mètres par rapport à l’emplacement du puits que l’on désire exploiter. Par la suite, en fonction de l’aménagement des ouvrages existants, certains puits seront choisis afin d’effectuer un suivi de comportement de la nappe dans ces puits lors de la réalisation des essais de pompage effectués pour vérifier le potentiel existant à l’emplacement du puits expérimental testé. Il est donc essentiel d’obtenir une collaboration de la population afin de mener à bien ce type d’essai et ainsi être en mesure de comprendre l’impact réel que peut entraîner l’exploitation de cet ouvrage de captage.

Quelles sont les chances que la qualité de l’eau de mon puits soit affectée lors de l’exploitation d’un puits par la Ville?

Il est rare que l’exploitation d’un ouvrage de captage a un impact sur la qualité de l’eau souterraine qu’il est possible de soutirer dans un secteur. Toutefois, il se pourrait que le rabattement créé lors de l’exploitation d’un puits entraîne localement un changement dans la dynamique d’écoulement et entraîner une augmentation de la turbidité dans l’eau extraite d’un ouvrage de captage. Si cette situation ce produit, il est évident que l’ouvrage de captage affecté est très sensible à tout changement et qu’il y a de fortes chances que cette augmentation de la turbidité dans l’eau soit aussi observée lors d’un léger changement dans le mode d’opération. Par exemple, une période d’utilisation plus grande du puits aurait pu entraîner cette fluctuation au niveau de la qualité de l’eau. Un autre phénomène qui pourrait aussi affecter la qualité de l’eau d’un puits serait que l’exploitation d’un nouveau puits entraîne une extension de l’aire d’alimentation qui pourrait alors atteindre un secteur où l’eau est de moins bonne qualité. Dans le cas présent, aucune information obtenue jusqu’à présent n’indique la présence d’une eau souterraine de moindre qualité dans le secteur ce qui élimine pratiquement la possibilité d’engendrer une détérioration de la qualité de l’eau dans le secteur. Il faut aussi mentionner qu’une telle détérioration de la qualité de l’eau pourrait subvenir lors de l’ajout de puits résidentiels dans le secteur.

Est-ce que d’autres lots au-delà du Secteur Val-des-Bois, sur la rue Labranche, ont déjà été explorés? Si oui, qu’en est-il? 

Un secteur situé plus au nord sur la rue Labranche a été ciblé, mais l’accès à cette zone est complexe augmenterait  de façon significative les coûts de raccordement (conduites plus longues).

Quelles sont les obligations légales de la Ville entourant le forage sur un terrain privé?

  • Les distances à respecter autour d’un ouvrage de captage peuvent varier en fonction des conditions existantes, selon les exigences du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection. Ces distances sont alors précisées dans le rapport hydrogéologique qui accompagne la demande d’autorisation émise auprès du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec afin d’obtenir l’autorisation d’exploiter l’ouvrage de captage.
  • Comme une Ville est une personne morale servant l’intérêt public, ses actions s’expriment principalement par résolutions et règlements, et bénéficient d’une présomption de validité.
  • Les tribunaux reconnaissent cette présomption en faisant montre d’une grande réserve lorsque vient le temps d’émettre une opinion sur un choix effectué par une Ville agissant dans ses domaines de compétences.
  • Dans cette perspective et considérant que la Ville agit sur les avis et recommandations de professionnels qualifiés, il faut reconnaître à la Ville ses droits d’agir ce qui inclut les marges de manœuvre requises.
  • Bien qu’une Ville n’ait pas à prouver l’absence d’eau dans l’ensemble de son territoire pour justifier son exploration à un endroit, la Ville tient à rassurer les citoyens que les démarches exploratoires dans la vallée de la rivière Saint-Adolphe résultent d’une analyse globale de la situation sur son territoire et des contraintes existantes. Les secteurs explorés sont ceux les plus prometteurs. D’autres endroits à proximité de la rue Labranche ont été considérés, mais la présence de diverses contraintes importantes qui ne peuvent être ignorées en termes de faisabilité, ne permettent pas une investigation plus approfondie.
  • En cohérence avec le Planification stratégique – Horizon 2030, la Ville se doit d’identifier de nouvelles sources d’approvisionnement en eau exploitable de manière efficace et à coût raisonnable. Cette responsabilité est au cœur de la compétence de la Ville et il ne peut être fait obstacle à l’exercice de cette compétence d’intérêt public. Nous en appelons à la collaboration de tous surtout que la Ville entend respecter ses obligations concernant la remise en état des lieux et à la réparation du préjudice subi par les personnes impactées par l’exercice de ses compétences. Il est essentiel d’agir sans contretemps afin que la Ville puisse planifier la suite des choses de manière proactive et responsable.
  • Dans l’éventualité où l’aménagement d’un puits municipal dans un secteur est officiellement lancé, celui-ci devra faire l’objet d’une autorisation ministérielle qui nécessite des délais variant entre 8 et 12 mois. Ce qui représente un enjeu majeur sur l’échéancier de raccordement au réseau ainsi que la réalisation des travaux de réfection de l’avenue Sainte-Brigitte nord.

Quelles sont les règles environnementales en vigueur entourant la recherche en eau potable?

La Ville a retenu les services d’experts dans le domaine de l’exploration en eau et ils ont l’obligation d’agir dans le respect des lois et des règles de l’art.

Quelles sont les approches prévues pour informer les propriétaires des terrains privés identifiés?

Des approches sont faites par téléphone et en personne afin d’assurer la bonne compréhension de la démarche dans son ensemble et pour solliciter la collaboration. Les plans et croquis du secteur sont ainsi expliqués et les impacts que pourraient avoir les travaux de forages exploratoires.

Quel est l’impact visuel d’une station de pompage?

Loin d’être une « usine de pompage » dans l’éventualité où un forage exploratoire est positif, l’impact visuel d’une station de pompage se limite à un tuyau d’acier sortant du sol sur une hauteur de 3 pieds ainsi que la présence d’un bâtiment d’environ 12 pieds par 12 pieds dans le voisinage du puits.

Est-il possible de prélever l’eau d’un puits à des fins municipales dans une zone inondable?

Dans le cadre de l’approvisionnement en eau d’une ville, l’emplacement retenu pour valider la présence d’une nappe aquifère est fonction des conditions géologiques existantes. Pour cette raison, le prélèvement d’eau dans un puits à des fins municipales dans une zone inondable est permise, mais dans un tel contexte, des conditions d’utilisation peuvent s’appliquer lors de l’exploitation du puits.

Pourquoi laisser Alex Coulombe (Les eaux gazéifiées « Montellier ») extraire l’eau d’un puits situé sur le territoire de la ville pendant que nous cherchons d’autres sources depuis autant d’années?

L’exploitation d’eau souterraine pour permettre l’embouteillage d’eau à proximité du puits Tremblay est réalisée depuis plusieurs années par la compagnie Alex Coulombe. Si la ville désirait aujourd’hui récupérer cet ouvrage de captage pour l’utiliser comme source d’approvisionnement, elle n’aurait pas d’autre choix que de procéder à l’achat du site exploité. Une telle démarche entraînerait des coûts considérables pour la municipalité. De plus, la quantité d’eau souterraine disponible dans le secteur sollicité demeure relativement restreinte et ne permettrait pas de combler les besoins actuellement envisagés par la municipalité dans un futur rapproché.