APPEL À LA PRÉVENANCE | Grippe aviaire détectée dans la MRC de la Jacques-Cartier

4 juillet 2022

Sainte-Brigitte-de-Laval, le 4 juillet 2022 – À la suite de la détection d’un cas de grippe aviaire dans un élevage de volailles au sein d’une municipalité de la MRC de la Jacques-Cartier, les autorités de la Ville appelle à la plus grande des vigilances des propriétaires de volailles afin d’empêcher une première contamination et la propagation aux cheptels urbains sur le territoire.

Afin de faciliter et d’accélérer la circulation de cet avis de première importance, le Service de l’aménagement du territoire de la Ville sollicite également la collaboration de tous les citoyens afin d’informer leurs voisins propriétaires de volailles et de leur partager les outils de sensibilisation, de détection et de prévention suivants :

Qu’est-ce que la grippe aviaire?

L’influenza aviaire, connue sous le nom de « grippe aviaire », est une infection virale qui se propage facilement et rapidement chez toutes les espèces oiseaux, mais les oiseaux domestiques, comme les poules et les dindes, sont plus souvent affectés par la maladie. Vos petits élevages et vos oiseaux de compagnie risquent d’attraper la grippe aviaire :

  • Lorsque les oiseaux sauvages migrent vers et à travers le Canada au printemps et à l’automne car les oiseaux sauvages transportent naturellement des virus de la grippe;
  • Directement d’un oiseau malade à un oiseau sain par les sécrétions corporelles comme les fientes, le sang ou la salive;
  • Ce dernier peut aussi se propager indirectement par l’intermédiaire de nourriture, d’eau ou d’équipements contaminés;
  • Les oiseaux qui ne présentent aucun signe de maladie peuvent tout de même transmettre le virus.

Les oiseaux sauvages ne montrent souvent aucun signe de la maladie et le nombre de morts est généralement faible. Les canards, les oies, les goélands et d’autres oiseaux aquatiques peuvent maintenir le virus dans leur population et le propager sans que sa présence ne soit détectée. Toutefois, certaines espèces peuvent être plus sensibles et faire l’objet d’une plus grande mortalité. Par exemple, au Québec, de la mortalité a été observée chez des fous de Bassan, des eiders à duvet, des goélands marins, des urubus à tête rouge et des oiseaux de proie.

Le virus de l’influenza aviaire est considéré comme une zoonose, ce qui signifie qu’il peut se transmettre de l’oiseau à l’humain. Les cas rapportés chez l’Homme sont toutefois très rares, et surviennent principalement après un contact étroit avec un oiseau malade ou du matériel contaminé. Les symptômes chez l’humain sont principalement de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires. Nous vous invitons à prendre toutes les précautions si vous trouvez un oiseau sauvage malade, blessé ou mort afin de protéger votre santé. Si vous présentez des symptômes grippaux dans les 14 jours après un contact avec un oiseau sauvage, contactez votre médecin ou Info-Santé.

Comment repérer les oiseaux atteints de la grippe aviaire? 

Dès que vous avez des doutes sur la santé de l’une de vos volailles, l’isolation du sujet affecté reste la meilleure chose à faire! Bien qu’il est important de savoir que les oiseaux atteints peuvent également ne présenter aucun symptôme, observez vos oiseaux quotidiennement et soyez à l’affût des signes suivants :

  • Manque d’énergie, de mouvement ou d’appétit;
  • Diminution de la production d’œufs et la ponte de nombreux œufs à coquille molle ou sans coquille;
  • Enflure de la tête, des paupières, de la crête, des caroncules et des jarrets;
  • Diminution de la consommation de nourriture;
  • Entassement, apathie et la fermeture des yeux;
  • Signes de problèmes respiratoires (toux et éternuements);
  • Gonflement autour de la tête, du cou et des yeux;
  • Enflure des caroncules et des crêtes;
  • Toux, halètement ou éternuement;
  • Problèmes neurologiques : tremblements de la tête ou du corps, manque de coordination, pertes d’équilibre, difficulté à se tenir debout ou se déplacer;
  • Diarrhée liquide et verdâtre;
  • Soif excessive;
  • Taux élevé de mortalité et mort subite.

Si vous soupçonnez vos oiseaux d’avoir la grippe aviaire, appelez un vétérinaire ou le bureau de santé animale de l’bureau de santé animale de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Les mesures à prendre pour éviter la contamination des cheptels sur le territoire

Il est maintenant temps de revoir vos mesures préventives pour garder vos oiseaux en bonne santé, surtout si vous avez un poulailler ou si vous gardez des oiseaux de compagnie à l’extérieur. La prévention reste la meilleure des alliées!

Visionnez la capsule vidéo (7 minutes):  » Comment prévenir et détecter la maladie chez les oiseaux de petits élevages et de compagnie « 

Un élevage comporte de nombreuses sources de contamination: matériel prêté, visiteurs, mais aussi les animaux domestiques, oiseaux sauvages, rongeurs, insectes, etc. peuvent être porteurs de divers virus, parasites et bactéries pathogènes.

Des pratiques simples et peu coûteuses peuvent être très efficaces pour garder cette maladie grave à distance de vos oiseaux et les protéger en suivant les 5 règles de base suivantes :

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Autres mesures de prévention et de biosécurité recommandées par le MAPAQ

  • Les oiseaux domestiques doivent être gardés dans un bâtiment ou un espace clôturé pour éviter qu’ils puissent en sortir librement;
  • L’eau de surface ne doit pas être utilisée pour abreuver les oiseaux ni pour nettoyer le matériel et les bâtiments;
  • Il est interdit de garder à la même adresse civique des oiseaux domestiques et des palmipèdes migrateurs;
  • Éviter d’attirer les oiseaux sauvages par la présence de nourriture, de plans d’eau ou d’accumulation d’eau au sol à proximité de l’enclos;
  • Afin de protéger les oiseaux sauvages durant cette période difficile, éviter de nourrir les oiseaux aquatiques sauvages tels les canards ou les oies, afin d’éviter des regroupements non-naturels;
  • Si vous nourrissez les petits oiseaux chanteurs, il est recommandé de nettoyer vos mangeoires soigneusement avec un dilution d’eau de Javel 10% au moins une fois par semaine;
  • Si vous observez des oiseaux malades près de vos mangeoires, retirer celles-ci complètement pour une période de 2 semaines afin de limiter les risques de transmission entre les oiseaux;
  • S’approvisionner de poussins provenant d’un couvoir commercial soumis à la supervision sanitaire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA); les oiseaux provenant de ces couvoirs sont exempts de plusieurs maladies d’importance pour le secteur avicole et ont un statut sanitaire connu;
  • Éviter d’acheter ou d’échanger des oiseaux entre petits élevages.

Vous avez repéré un oiseau sauvage malade ou mort? Quoi faire? À qui signaler?

Pour signaler la mortalité d’un oiseau sauvage (quelle que soit l’espèce), communiquez avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs au 1 877 346-6763. Il est important de ne pas toucher ou manipuler les oiseaux morts.

Pour signaler la mortalité inhabituelle d’oiseaux domestiques, communiquez avec un médecin vétérinaire ou avec la centrale de signalement du MAPAQ au 1 844 ANIMAUX.

Toutefois, si vous devez déplacer l’oiseau avant de signaler votre découverte, il est conseillé de suivre ces instructions :

  • Portez toujours des gants;
  • Placez une main au fond d’un double sac de plastique;
  • Saisissez l’oiseau avec le sac;
  • Retournez le sac sur l’oiseau;
  • Refermez le sac;
  • Déplacez le sac contenant l’oiseau dans un endroit isolé et frais si possible (évitez d’utiliser les appareils ménagers domestiques);
  • Lavez-vous soigneusement les mains avec de l’eau et du savon;
  • Composez le 1 877 346-6763 pour connaître la suite des instructions.

À la suite des signalements d’oiseaux sauvages morts et selon le traitement des données et l’évolution de la situation, certains spécimens pourront être récupérés, pour analyse, par les agents de protection de la faune et leurs collaborateurs.