Au Québec, la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (RLRQ, c. A-2.1) garantit à toute personne le droit d’accéder aux documents publics, incluant les villes. Ce droit est un pilier de la démocratie québécoise et constitue l’un des fondements de la bonne gouvernance. En parallèle, la Loi sur l’accès encadre la protection des renseignements personnels pour assurer la confidentialité et la vie privée des citoyens.
Près de 3 000 organismes publics sont assujettis à la Loi sur l’accès. Parmi eux, on compte :
Le droit d’accès n’est pas absolu. Certaines exceptions s’appliquent.
Notamment, ce droit ne s’étend pas aux notes personnelles, aux ébauches, aux brouillons, aux notes préparatoires et autres documents de même nature.
L’organisme municipal n’a pas à préparer un document spécialement pour répondre à une demande (constituer une liste, regrouper des informations, mettre à jour un document, etc.).
Même si la Loi sur l’accès prévoit de telles restrictions, il est possible qu’un document soit en partie accessible. Dans un tel cas, les renseignements faisant l’objet de restrictions sont rayés du document – on parle aussi de caviardage. La partie accessible du document doit cependant demeurer compréhensible.
La Loi sur l’accès contient certains motifs de refus :
Si l’information ne se retrouve pas sur un support quelconque, il n’est pas possible d’y avoir accès. Par exemple, vous ne pouvez pas exiger qu’on vous répète les paroles prononcées au cours d’une réunion.
Une demande d’accès est une démarche officielle par laquelle un citoyen demande d’obtenir un document qui n’est pas déjà diffusé publiquement.
Ces demandes sont trop larges, imprécises ou concernent des renseignements personnels non accessibles :
Un renseignement personnel est confidentiel dès qu’il permet d’identifier une personne physique, directement ou indirectement. Certains renseignements personnels sont toutefois considérés comme publics (ex. nom, titre, fonction et lieu de travail d’un employé municipal, etc.). La Ville est tenue de protéger ces renseignements de leur collecte à leur destruction.
Elle doit également sensibiliser le personnel aux bonnes pratiques en matière de protection des renseignements personnels et de confidentialité.
L’accès est gratuit, mais la Ville pourrait imposer des tarifs pour la reproduction, transcription ou transmission de copies papier.
Vous pouvez demander une révision de la décision à la Commission d’accès à l’information du Québec, qui agit comme tribunal administratif indépendant.
Quand la personne responsable de l’accès reçoit une demande d’accès concernant un ou plusieurs documents, elle doit la traiter en respectant plusieurs obligations, comme :
Dans des circonstances exceptionnelles, un organisme public peut être autorisé par la Comission à ne pas tenir compte de certaines demandes d’accès. Une demande peut être considérée comme abusive :